La Sophrologie

Un peu d’histoire

C’est à partir de 1960 que le Dr Alfonso CAYCEDO, neuropsychiatre colombien, a défini les contours et les bases d’une science nouvelle, qu’il appela SOPHROLOGIE. Cette science a pour objet d’étudier les phénomènes provoqués par des modifications d’état de conscience.

Après un voyage de deux ans en Extrême-Orient, le Dr CAYCEDO s’est largement inspiré des méthodes orientales telles que le YOGA, la méditation bouddhiste, le ZEN, le Tantrisme.

Cette expérience et ses connaissances l’ont amené à prendre ses distances avec les pratiques d’hypnose médicale qu’il avait abordées précédemment, et, à fonder une méthode de développement personnel adaptée à nos cultures occidentales.

Il a mis au point une discipline essentiellement basée sur des exercices de relaxation dynamique et de respiration permettant de développer la conscience en harmonie avec le vécu corporel dans un objectif de développement positif des potentialités de l’individu.

Le but ultime de cette pratique est, pour la personne, d’atteindre une plus large autonomie.

D’autres médecins (Les Drs Abrezol, Dumont, De Carcer, J.P.Hubert,…) l’ont rejoint à partir de 1967 et ont permis par leurs propres expériences d’enrichir la méthode.

Par la suite, à partir de 1971 s’est développé en Europe et en France en particulier, un courant autre, de la Sophrologie sous l’impulsion du Dr J.P. Hubert.

Ce courant inspiré par la philosophie grecque classique, et, directement de la Phénoménologie (F. Brentano, Ed. Husserl) a intégré les travaux des plus grands psychanalystes (S.Freud, C.J.Jung , Lacan) et les théories de la Bio-Energie (Lowen).

Le Dr Abrezol, entre 1971 et 1985, a participé au développement de l’Ecole Française et Européenne de Sophrologie Bio-Analytique. Cette école a essaimé partout en France grâce à l’action de plusieurs médecins (Dr Guery à Nice, Dr Marcel à Lyon,… Dr Gamba à Genève, Dr Besin à Grenoble dans les années 90, entre autres).

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Mode d’action

Dans son intervention, le sophrologue s’appuie sur :

  • des techniques de relaxation, de lâcher–prise mental et physique
  • des exercices de respiration
  • des exercices ou gestes physiques simples
  • des propositions verbales neutres ou bien positives
  • des exercices de visualisation
  • il utilise sa parole , selon un rythme et un ton particulier, son discours que l’on appelle le « Terpnos Logos ».

La relaxation sophronique s’effectue dans les positions debout, assis ou allongé et sans tenue particulière si ce n’est des vêtements souples, laissant aux muscles et à la respiration la possibilité d’évoluer à l’aise.

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La sophrologie pour qui ?

La sophrologie s’adresse à toute personne valide désirant prendre le temps de s’occuper d’elle-même, de s’engager dans une démarche de développement personnel ou d’hygiène de vie. Ou bien à toute personne en situation de mal-être souhaitant être active dans une méthode de soins complémentaires.

Dès l’âge de 5-6 ans les enfants peuvent pratiquer, et cette pratique peut convenir aux séniors, dans la mesure où les personnes sont encore bien structurées.
Par cette pratique, les adeptes du 3ème âge limitent l’atrophie de la fonction respiratoire et de l’activité circulatoire.

Le cadre d’intervention

Professionnel du développement personnel et de l’accompagnement de personnes en souffrance, le sophrologue N’EST PAS UN MÉDECIN, et en aucun cas ne se substitue à lui ; il ne fait aucun diagnostic de pathologie , ni ne fait de prescription et il s’interdit de porter tout jugement ou avis sur un traitement.

En revanche, la sophrologie est une pratique qui agit de façon particulièrement efficace comme complément à des soins médicaux (traitements, psychothérapies,…).

Le sophrologue respecte des principes éthiques fondamentaux, liés à la situation de confiance qui s’établit entre la personne qu’il reçoit et lui , cette situation que l’on nomme L’ALLIANCE.

  • Le sophrologue se conforme à la règle de CONFIDENTIALITÉ absolue pour tout ce qui lui est confié dans l’exercice de sa profession (dans la limite des lois et règlements). Lorsqu’il reçoit des personnes en groupe, il informe également les participants des règles de confidentialité et d’anonymat qui doivent être respectées par tous.
  • Le sophrologue se doit d’informer de façon claire et précise les personnes qui le consultent sur leurs droits, sur la méthode employée, sur le cadre et les limites, sur les conditions financières, la durée prévisible de l’accompagnement, la liberté de choix du praticien.
  • Le sophrologue intervient dans le respect permanent de l’individu, des valeurs, convictions et croyances (religieuses, politiques, philosophiques) des personnes qui le consultent et dans le but de leur apporter plus de BIEN-ÊTRE, de DÉVELOPPER LEURS POTENTIALITÉS et d’ ÉTENDRE LEUR AUTONOMIE.
  • Le sophrologue n’exerce qu’après avoir suivi une formation suffisante et après avoir suivi des stages pratiques au cours desquels il a lui-même vécu la méthode sophrologique dans le cadre d’un entraînement personnel dirigé par une personne habilitée.
  • Le sophrologue est tenu de pratiquer de façon régulière les méthodes qu’il enseigne afin de rester en contact personnel avec ses réalités corporelles et mentales.
  • Le sophrologue intervient toujours avec une intention positive vis-à-vis de la personne qui le consulte.

Voir aussi :

Sophrologie et Sport

Sophrologie et Entreprise

Le déroulement des séances